L’entretien est une rencontre.

 

Lorsqu’un candidat rencontre son futur manager, il ne s’agit pas d’une situation où l’un « demande » et l’autre « octroie », mais d’un rapprochement entre un besoin de poste et une offre de services.

Dans cette situation, qui est une sorte de mise en abyme du futur job, le candidat et son interlocuteur tentent de se projeter en imaginant ensemble le candidat travaillant au sein de l’entreprise. Beaucoup d’informations passent alors dans les deux sens, fondées sur le verbal, sur le non verbal, sur la densité et le rythme des échanges, sur la dynamique même de l’entretien.  Ces informations et les émotions associées permettent au final de sentir de part et d’autre si le courant passe.

Il est normal d’aborder l’entretien avec du stress. Le stress, maîtrisé, nous aide à mobiliser nos ressources. Une préparation méthodique, procurant une bonne connaissance de l’entreprise et également de son interlocuteur, aide à contenir le stress à ce bon niveau.

Les spécialistes qui conçoivent les cockpits d’avion, les entraineurs qui exercent les pilotes sur simulateurs le savent : les situations de stress excessif diminuent l’ampleur des perceptions ;  on parle alors de « tunnel de persévérance » ou de « fascination de la cible ».  Lors de tentatives répétées pour atterrir dans des conditions difficiles, le pilote peut ainsi oublier de sortir le train d’atterrissage.
 
Surestimer l’enjeu de l’entretien en se mettant trop de pression  – « Il faut absolument que je fasse BONNE impression », « il faut absolument que je décroche ce poste ! » – risque de desservir le candidat en lui mettant des œill